Vendredi 13, quoi qu’on en dise, c’est avant tout une date symbolique. Et Sean S. Cunningham l’a bien compris. En 1980, déboule sur les écrans, le film du même nom, qui deviendra un des slashers (sous-genre du film d’horreur qui met en scène un tueur qui élimine un à un les personnages de l’histoire) les plus emblématiques du genre.
Presque 30 ans et onze séquelles plus tard, Marcus Nispel, déjà réalisateur du remake de Massacre à la tronçonneuse, nous propose une version rajeunie du tueur masqué. Le film aura rencontré un succès modeste (175 000 entrées) mais permet néanmoins de confirmer l’engouement pour les bandes horrifiques.
En effet, le cinéma d’horreur se démocratise. On a jamais autant vu et parlé de films d’horreur. Désormais, ils s’affichent en 4×3 dans Paris (souvenez-vous des affiches d Hostel , de La malédiction de Damien, La colline à des yeux et plus récemment Martyrs) et se présentent à Cannes. La fable politico-horrifique Le Labyrinthe de Pan du réalisateur mexicain Guillermo Del Toro, a, en 2006, reçu un accueil très positif.
Le genre n’est donc plus ignoré, y compris par les critiques d’une presse plus « intello ». Notons la critique de Libération, véritablement élogieuse du film de P. Laugier Martyrs (qui a notamment fait parler de lui, suite à la première décision de la Commission de classification des films de l’interdire aux moins de 18 ans – ou comment « tuer » commercialement un film…)
« Il y a en lui (le film) une telle intensité baroque, crépusculaire, explosant, sans temps mort (…), qu’il paraît peu vraisemblable que quelqu’un parvienne de sitôt à égaler les coups de boutoir qu’il est sur le point d’asséner au public hexagonal » Libération
Mais comment expliquer cet engouement pour les films d’horreur ?
A mon sens, cet engouement a démarré avec la popularisation du genre, qui a poussé un nouveau public, non pas réfractaire mais avant tout mal informé, dans les salles. C’est d’abord parce que le cinéma d’horreur s’est mieux fait connaître et reconnaître qu’il rencontre aujourd’hui un plus large succès.
Cette nouvelle notoriété peut notamment s’expliquer par la montée en puissance d’un cinéma d’horreur français porté par des réalisateurs audacieux tels qu’ A. Aja, A. Bustillo/J. Maury, P. Laugier, ,X. Gens etc., et par le succès tant critique que populaire de certains films (Le Labyrinthe de Pan, Rec, …) qui a permis de braquer les projecteurs sur le genre.
Alors, plus que jamais la France veut se faire peur. Mais enfin pourquoi donc ?
Dans une société frappée par la morosité, de plus en plus soumise à la censure et à la morale, le spectateur est désormais à la recherche d’émotion forte et d’univers ludiques et chocs, qui lui permettent de déconnecter, de s’évader, de ressentir de nouvelles sensations.
Et ça tombe bien, des films d’horreur il y en a de toutes les nationalités, pour tous les goûts, sous toutes les formes, avec ou sans discours engagé. Vous n’avez qu’à choisir !
Alors ne vous contentez plus des pellicules conventionnelles et aseptisées, surfez sur la tendance, et osez !
Et pour commencer Testez vos connaissances sur les films d’horreur et revenez poster vos scores dans les commentaires du billet !
Pauline Bombal, StrategyOne
1000 points !
600 points !
1500 points ! Bon avec deux-trois coups de chance, j’avoue !
900 points!J’aurai dû jouer au loto vendredi…
900, mais j’ai une excuse, j’avais les deux mains occupées par la tronçonneuse !