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Medias sociaux : l’exemple d’Obama par le bon sens

« Obama veut être le premier président à gouverner avec un BlackBerry à la main, il sera certainement le premier à avoir une armée de 13 million de militants au bout de ses doigts »

Michael Krempasky, d’Edelman Washington, dans un rapport publié en janvier 2009, ne présente pas une énième étude de cas de la campagne en ligne réussie d’Obama, mais démontre que l’application de certains principes sur lesquels repose le succès de l’Internet collaboratif et participatif (communément appelé Web 2.0), est essentiel dans toute démarche de communication… ou, plus justement, dans toute démarche de discussion.

Puisqu’il s’agit totalement de cela, de la discussion. Michael Krempasky met le doigt, à mon sens, sur les mauvaises précautions des hommes politiques : celles de l’enfermement à la discussion unilatérale (mais en insistant sur la théorie de l’écoute), de ne pas apparaître comme se remettant en question, mais toujours en questionnant les erreurs des autres, et finalement de se présenter comme un empereur moderne, et dont l’idée d’interaction se limite à la sphère partisane.

Barack Obama a gagné sur Internet pour deux raisons simples : la première est celle de l’intégration des militants à tous les niveaux de la campagne, la seconde est celle de l’acceptation de la conversation. Alors évidemment il ne s’agit pas de la conversation idéale au point où la construction du programme repose entièrement sur celle ci. Mais d’une conversation qui démarre sur la base de ce programme, lui-même prolongé et affiné par cette conversation.

Souvent encore, Internet est considéré comme un media traditionnel : un potentiel levier en amont, alors que sa véritable force repose sur le soutien en aval.

Communiquer sur Internet, pour les candidats, les présidents et les entreprises, ne signifie plus uniquement relayer un message, mais avant tout de se rendre pertinent par rapport à la demande, et la demande quant à elle, questionnera, débattra, affirmera, mais restera toujours ouverte…à ceux qui s’ouvrent.

Salah Ben Chaouacha

Discussion

One comment for “Medias sociaux : l’exemple d’Obama par le bon sens”

  1. il y a donc pas mal d’éducation à faire et à tous les niveaux! Merci Salah pour cette petite analyse.

    Posted by Bahar | février 2, 2009, 19 h 27 min

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